J’adore les livres, et ce depuis bien longtemps.

Je n’ai jamais compris la drôle de tête que mes parents faisaient lorsque j’annonçais fièrement que j’avais lu un livre en … 24h. Quand j’ai acheté mes premiers livre, j’ai compris leur écœurement quant à l’idée que je les dévore aussi rapidement.


J’aime partager mes lectures, et on me les demande régulièrement : c’est pourquoi j’ai eu envie de vous faire un article pour vous parler des lectures qui ont marqué mon année. J’en ai mangé une bonne 50 aine, je vous livre ici celles qui à mon sens, ne faut pas manquer et vous passe sous silence les quelques « flops » ou mauvais choix.

.

L’art de Perdre – Alice Zeniter

Je commence avec un livre qui m’a profondément touché. Je triche, je ne l’ai pas lu en 2019 mais en 2018. Mais il a été précurseur d’un changement de pensée, de l’élaboration d’un nouveau point de vue sur la vie et sur les choses. Que connaissez-vous de la guerre d’Algérie ? Avant de commencer ce livre, à part la date (52-64, je t’épargne une recherche google), et que mon grand-père y avait été appelé, je ne connaissais rien.

Ce livre réussit la prouesse de vous plonger au cœur de la complexité de ce conflit, et, plus fort encore, de l’après guerre. C’est un long roman qui vous plonge au cœur de la quête des origines et de l’identité qui peuvent façonner tout être humain. Il m’a énormément fait réfléchir à ma famille, et mes propres racines.

.

L'art de Perdre - Alice Zeniter
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître,
tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre.
 
Perds chaque jour quelque chose. L’affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l’heure gâchée qui suit.
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.
 
Puis entraîne-toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
le projet d’aller. Rien là qui soit un désastre.
 
J’ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l’avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître.
 
J’ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes, 
des royaumes que j’avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent, mais il n’y eut pas là de désastre. 

Elisabeth Bishop

« Ils veulent une vie entière, pas une survie. Et plus que tout, ils ne veulent plus avoir à dire merci pour les miettes qui leur sont données. Voilà, c’est ça qu’ils ont eu jusqu’ici : une vie de miettes. Il n’a pas réussi à offrir mieux à sa famille. « 

.

.

Le Garçon – Marcus Malte

(Littérature, Voyage, Histoire)

Il y a des livres qu’on aime pour l’histoire, le fond, et d’autres pour l’écriture, la forme. Et puis il y a ceux qui mélangent les deux. Le Garçon, je crois que c’est un MUST-HAVE à avoir lu une fois. La puissance de l’écriture est incroyable, les mots glissent le long des pages, j’ai été transportée. J’ai souvenir d’avoir terminé le livre, un soir sur ma terrasse, et d’avoir contemplé devant moi, les dernières phrases encore en bouche, figées.

Résumé – Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse tout à la fois sœur, amante et mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve humaine.

Extrait  – « Regarde, fiston, parce qu’un jour tu ne verras plus. Ecoute, parce que tu n’entendras plus. Sens, touche, goûte, étreins, respire. Qu’au moins tu puisses affirmer, le moment venu, que cette vie qu’on te retire, tu l’as vécue. »

.

.

Saga « L’amie Prodigieuse » – Elena Ferrante

(Roman, Littérature, Saga Familiale, Histoire de vie, Italie)

.

J’ai été transportée. J’ai été même prise en amour pour Naples. Cela m’a donné aussi des fortes envies d’Italie. En plus de ça, je suis fascinée par les auteurs qui écrivent anonymement, sous pseudonyme. Le fait de pas réellement savoir la part de fiction et de vérité dans cette oeuvre me charme énormément, puisque l’histoire racontée est « en partie autobiographique » … Chacun se fera son idée sur la part de véracité dans les écrits.

Résumé – « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout: et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

.

La sage est composée de 4 tomes ; les 2 premiers m’ont bouleversée, hâpée dans la ville et l’ambiance qui y régnait dans les jeunes années de héroïnes. Les 2 suivant m’ont paru beaucoup plus long et décousus, et pour tout vous avouer, ont été plus difficiles à finir. Mais dans la globalité, c’est une saga qui m’a beaucoup marquée. De part le genre d’écriture – là encore, la forme est incroyable, se reconnait, on voyage entre les époques sans s’en rendre compte. La force narrative est telle que j’ai réussi à me faire une idée très précise des lieux décrits. Mon voyage en Italie sera un peu un pèlerinage de cette histoire que j’ai dévoré, j’ai hâte de mettre des images sur les mots.

Extrait – « Ce que c’était, la plèbe, je le sus à ce moment-là, beaucoup plus clairement que quand Mme Oliviero me l’avait demandé des années auparavant. La plèbe , c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires.La plèbe, c’était ma mère, elle avait bu et maintenant se laissait aller contre l’épaule de mon père qui restait sérieux, et elle riait, bouche grande ouverte aux allusions sexuelles du commerçant en ferraille. Tout le monde riait et Lila aussi, elle semblait avoir un rôle à jouer et vouloir le jouer jusqu’au bout. »

.

.

Rupi Kaur – Lait et Miel ; Le soleil et ses Fleurs

.

(Poésie, Humeurs, Féminité)

.

J’ai une amie qui m’offre des livres, souvent. Et qui tombe juste, tout le temps. Ce livre, c’est du baume pour les plaies, c’est un ôde à l’amour, une réconciliation avec la poésie. C’est un style qui maintenant cherche à être copié, mais pas égalé.

Un très beau livre à offrir pour redonner goût aux poèmes et pour aider à panser les plaies.

Résumé : voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma sueur et mon sang
de vingt et un ans
voici mon coeur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison

– rupi kaur –

« Le premier livre de Rupi Kaur, lait et miel, est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d’une honnêteté et d’une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d’une femme du XXIe siècle. »
Erin Spencer, Huffington Post US

Extrait :

je veux m’excuser devant toutes les femmes
que j’ai qualifiées de jolies
avant de dire qu’elles étaient intelligentes ou courageuses
je suis désolée d’avoir donné l’impression que
quelque chose d’aussi simple que ce don de la nature
devait être votre plus grande fierté
alors que votre esprit a abattu des montagnes
désormais je dirai des choses comme
vous êtes résilientes ou vous êtes extraordinaires
non parce que je ne pense pas que vous soyez jolies
mais parce que vous êtes tellement plus que ca

Le 2e tome, le Soleil et ses fleurs, mérite tout autant sa place de cadeau précieux, de baume de douceur.

.

.

Dystopie – Science fiction Féministe

.

.

La Servante Ecarlate & Les Testaments – Margaret Atwood

.

Vous connaissez probablement la série du même nom disponible sur OCS (l’adaptation de ce chef d’oeuvre est incroyable également). La prouesse de Margaret Atwood, c’est de l’avoir écrit en … 1985, mais qui nous semble malheureusement pas si éloigné et fortement probable. Une lecture d’hier, d’aujourd’hui et de demain, indéniablement : un très bon roman d’anticipation. Un ouvrage certes, très féministe, mais à la fois très humain, avec une écriture qui vous tient en haleine, ainsi qu’une trame de fond un peu glauque parfois mais qui nous rappelle des problématiques très actuelles. Indéniablement un livre à lire & à offrir.

La suite s’inscrit dans la même trempe, même si elle m’a moins soufflé, je ne pouvais pas ne pas vous la citer. Remarquable travail d’écriture que Margaret Atwood signe là, en actualisant son oeuvre visionnaire écrit des années déjà. Une sorte de boucle temporelle bouclée avec ce 2e tome.

Résumé : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Extrait : « Raconter, plutôt qu’écrire, parce que je n’ai pas de quoi écrire et que de toute façon il est interdit d’écrire, mais si ce n’est qu’une histoire, même dans ma tête il faut que je la raconte à quelqu’un. On ne se raconte pas une histoire seulement à soi-même. Il y a toujours un autre, même quand il n’y a personne.

.

VOX – Christine Dalcher

Dans la même trempe que les autres lectures citées plus haut. Seul bémol : au fur et à mesure du récit, on perd un peu l’essence initiale, et ça donne l’impression de virer au règlement de comptes. Mis à part ça, très bonne lecture (y compris pour les adolescence) qui me laisse un goût semblable à celui que m’a mis le film « La Vague ».

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

Extrait « On ne naît pas monstre. On le devient, morceau par morceau, membre par membre, création artificielle d’hommes fous qui, à l’image du malavisé Frankenstein, pensent toujours tout savoir mieux que les autres. »

.

Le pouvoir – Naomi Alderman

Un livre dans la trempe de VOX. Un roman qui évoque un futur pas si louffoque, à travers les yeux de différents protagonistes, ce qui permet de multiplier les points de vues et de se dresser une toile d’ensemble de cette nouvelle société, dont l’ordre a été si durement bousculé. Le style d’écriture ne plaira sans doute pas à tout le monde, ni la manière d’aborder le sujet mais il s’inscrit dans la continuité des 3 précédents, et si vous aimez ce genre, vous aller adorer celui-ci.

Résumé : Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

.

.

.

La tresse – Leatitia Colombani

Un livre pour faire du bien. Un ode à toutes les femmes, à la vie, à leur courage. 3 destins liés, on voyage très facilement de l’une à l’autre, avec émotion et tendresse. Très beau livre à offrir, à lire et à relire. Se lit très facilement car peu épais !

Résumé – Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Extrait – « Elle sait qu’ici, dans son pays, les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n’y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu’on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l’homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui fraye avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d’épidémie.[…] Smita a déjà entendu ce chiffre, qui l’a fait frissonner : deux millions de femmes, assassinées dans le pays, chaque année. Deux millions, victimes de la barbarie des hommes, tuées dans l’indifférence générale. Le monde entier s’en fiche. Le monde les a abandonnées. »

.

.

L’âme du Monde – Fréderic Lenoir

(Roman initiatique, philosophie, spiritualité)

Dans ma vie, le choix des livres a toujours fait preuve d’une certaine synchronicité. Pour celui-ci, elle est pour le moins singulière. Une de mes précieuses amies me l’ayant offert, j’ai essayé à 4 reprises de le lire : sans succès, je ne mords pas, panne de lecture, pas envie. 1 an passe, toujours pas ouvert ce livre alors que j’en ai lu des vingtaine d’autres. Puis, en pleins tourment personnels, en questionnement spirituel, en quête de sens, de religion, on m’a conseillé cette lecture en me disant que j’y trouverais les réponses…

Il y a eu un avant, et un après ce livre. Ma vision du monde s’en ai trouvé modifée, grandie et agrandie. Je vous souhaite le même effet.

Résumé : Pressentant l’imminence d’un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s’appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l’Antiquité appellent l’Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l’harmonie de l’univers.
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l’amour et contribuer à la transformation du monde ?
Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d’un humanisme spirituel qui aide à vivre.

Extrait : « Malheureux l’homme qui ne sait pas qu’il possède deux grands trésors à l’intérieur de lui-même: la clarté de l’esprit, qui peut le rendre libre, et la bonté du coeur, qui peut le rendre heureux;
Malheureux l’homme qui mène une existence semblable à celle des bêtes, enchaîné à ses instincts et seulement préoccupé des soucis matériels de la vie »

« Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, persévérance, avec le coeur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. »

« Un soir, un vieillard s’adresse à son petit-fils: »Mon enfant, il y a une lutte entre deux loups à l’intérieur de chacun de nous.L’un est mauvais et l’autre est bon. » L’enfant réfléchit,puis demande: « Quel loup va gagner? » « Celui que tu nourris », répond le vieil homme. 

.

.

Tranches de vie & témoignages romancés

Des lignes pour un retracer un drame.

Pour ces deux romans, il faut avoir le cœur bien accroché. Ces 2 romans ont la particularité d’avoir leur histoire qui débute en terre Africaine. Mais je ne pourrais me résoudre à les décrire comme cela. En chacun réside un cri de détresse face à la cruauté humaine. Mais au fur et à mesure des pages, on découvre bien plus que cela.

.

Bahkita – Véronique Olmi

Mais quelle claque ce livre. Je ne m’attendais tellement, tellement pas à ce qui allait suivre … Roman puissant, une histoire singulière à découvrir. Il s’agit de la biographie romancée de Bahkita. L’auteure arrive à rendre supportable, ou tout au moins insupportables des passages de vie d’une violence absolue. Quel personnage j’ai découvert là… Une véritable leçon de vie. J’espère réussir à visiter en Italie quelques endroits décrit ici (car oui ; on voyage du Soudan à l’Italie dans ce livre !). Bahkita, quelle leçon et témoignage de vie.

Résumé : Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Extrait – « Tout est concentré sur la marche et le courage qu’il faut pour la faire. Mais cette envie de vivre qui la saisit là, dans cette captivité où elle est moins considérée qu’un âne, est comme une promesse qu’elle se fait : elle veut vivre. Cette pensée est à elle. Personne ne peut la lui prendre. Elle a vu les esclaves abandonnés aux vautours et aux hyènes. Elle a vu les esclaves invendables, et ceux bradés aux miséreux. Elle ne sait pas si elle vaut de l’argent, une chèvre, quatre poules, du sel, des bassines en cuivre, des colliers, des pagnes, une dette, une taxe, elle ne comprend pas contre quoi on l’échange, mais elle sait une chose : elle ne veut pas mourir abandonnée au bout de la route. Alors elle obéit. Elle marche. Elle se concentre sur l’effort. Elle est avec Binah, sauvée de la bergerie et du berger. Elle marche. Et elle a une amie. Une autre vie que la sienne, à laquelle elle tient aussi fort qu’à la sienne. »

.

Girl – Edna O’Brien

Une grosse claque que j’ai prise une fois encore. De nombreux passages ont été pour me rappeler la récente lecture de Bahkita. Encore un pan du monde qui m’était méconnu… Dans le même style que Natacha Appanah avec Tropiques de la Violence, on trouve là un roman suffocant, puissant. Un roman incroyable sur la résilience des femmes de se relever pour leur propre liberté.

Assez dur et éprouvant, mais je recommande sans hésiter si l’on se sent suffisement équipée pour le supporter.

Résumé : S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant – « Je ne suis pas assez grande pour être ta mère » – finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une « femme du bush », coupable d’avoir souillé le sang de la communauté.
Girl bouleverse par son rythme et sa fureur à dire, à son extrême, le destin des femmes bafouées. Dans son obstination à s’en sortir et son inaltérable foi en la vie face à l’horreur, l’héroïne de ce roman magistral s’inscrit dans la lignée des figures féminines nourries par l’expérience de la jeune Edna O’Brien, mise au ban de son pays pour délit de liberté alors qu’elle avait à peine trente ans.
.

.

.

La plume de Natacha Appanah

Il y a des auteur(e)s qui nous bouleversent et qui curieusement nous accompagnent dans certaines tranches de vies.

Quelle claque, Quelle claque. Boulversant, puissant, incroyable. L’écriture est chaude, sensible, vigoureuse et implacide. Une description d’une île que je n’ai pas encore vue, dont je ne peux pas en vérifier les propos tenus – qui plus est la situation à évolué depuis, mais que je souhaite aller découvrir un jour et me faire ma propre opinion. J’ai été flinguée de larmes à plusieurs reprises dans ce récit, sans que je puisse bien expliquer pourquoi. « Mais c’est la France, ici, quand même…….. ». Un livre incroyable, à faire lire, à offrir pour les plus sceptiques.

Natacha Appanah a une plume incroyable que je vous recommande de lire dans ses autres ouvrages également : Le ciel par-dessus le toit, une Année Lumière.

Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

Résumé – Il y a une immigration constante et tragique dont la presse française ne parle pas. Elle se déroule dans un coin de France oublié de tous, cette ancienne île aux parfums devenue peu à peu un lieu cauchemardesque : Mayotte. C’est là que Natacha Appanah situe son roman : l’histoire de Moïse, enfant de migrant rejeté par sa mère parce que ses yeux vairons sont signe de malheur. Recueilli et élevé avec amour par Marie, une infirmière, Moïse se révolte quand il apprend la vérité sur ses origines et décroche de l’école. A la mort brutale de Marie, il tombe sous la coupe de Bruce et de sa bande de voyous, issus du ghetto de Mayotte. Il a 15 ans, se drogue, vole et se bat. Humilié, violé par Bruce, il le tue. Pour échapper à la vengeance des amis de Bruce, Moïse se jette dans l’océan au cours de son transfert au tribunal. Ce beau roman à l’écriture sensuelle et limpide est une polyphonie narrative parfaitement maîtrisée, qui donne voix aux différents protagonistes, qu’ils soient morts ou vivants. C’est aussi un réquisitoire contre la misère, un appel au secours pour cette île coincée entre pression migratoire et montée infernale de la violence.

Extrait – « C’est Mayotte ici et toi tu dis c’est la France. Va chier ! La France c’est comme ça ? En France tu vois des enfants traîner du matin au soir comme ça, toi ? En France il y a des kwassas qui arrivent par dizaines comme ça avec des gens qui débarquent sur les plages et certains sont déjà à demi morts ? En France il y a des gens qui vivent toute leur vie dans les bois ? En France les gens mettent des grilles de fer à leurs fenêtres comme ça ? En France les gens chient et jettent leurs ordures dans les ravines comme ça ? »

« Nous l’avons rejoint et nous sommes entrés dans Gaza. Je ne sais pas qui a baptisé ce quartier de Kaweni Gaza, je ne suis pas sûr de savoir où se trouve la vraie ville de Gaza mais je sais que ce n’est pas bon. Est-ce que si cette personne avait rebaptisé ce quartier avec un nom doux, un nom sans guerre, un nom sans enfants morts, un nom comme Tahiti qui sent les fleurs, un nom comme Washington qui sent les grandes avenues et les gens en costume cravate, un nom comme Californie qui sent le soleil et les filles, est-ce que ça aurait changé le destin et l’esprit des gens ici ? »

.

.

Le livre des Baltimore – Joël Dicker

LITTERATURE, SUSPENS

Déjà, si vous n’avez pas lu « La vérité sur l’affaire Harry Québert », il faut tout de suite remédier à ça. Il a raflé de nombreux prix, qu’il mérite amplement. C’est long à lire, mais il y a des mises en abîme incroyables dans ce récit, un style d’écriture qui vous transporte. La narration ne plaira pas certes à tout le monde, je dois bien avouer que j’ai failli décrocher au début, mais ça mérite vraiment d’aller au bout du livre, lorsque l’intrigue se dévoile on ne peut pas la quitter.

Sur ce livre, on reprend le personnage principal de l’affaire Henry Quebert : ce roman est une fois encore une réussite, un véritable « page-turner », je vous recommande sans hésiter si vous avez aimé le 1e.

Résumé – Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Extrait – « – On n’a qu’une vie, Alexandra! Une seule petite vie de rien du tout! N’as-tu pas envie de l’employer à réaliser tes rêves au lieu de moisir dans cette université stupide. Rêve, et rêve en grand! Seuls survivent les rêves les plus grands. Les autres sont effacés par la pluie et balayés par le vent. »

.

.

.

Un peu plus de légereté

.

La Sirène et le Scaphandrier

– Samuelle Barbier

Roman Epistolaire, romance

Après de lourds pavé bien chargé en émotions – oui j’avais enchainé Girl, Education Européenne et Tropiques de la Violence, j’ai voulu un peu de legereté … C’était parfait. Idéal en roman feel-good de vacances, en transition, en lecture de plage, c’est rythmé, c’est doux, c’est plein d’espoir et ça fait du bien !

Résumé – « Nous avons tous une histoire à raconter. Êtes-vous prêts à entendre la mienne ? »
« Nous avons tous une histoire à raconter. Êtes-vous prêts à entendre la mienne ? J’ai été élevé dans les marécages du sud-est du Texas, sur ces terres rouges où règnent les vrais Cajuns. Maintenant que je suis « en cage’, je passe le plus clair de mon temps à imaginer ce qui se passe à l’extérieur.  » Zach

New York. Zach est enfermé dans une cellule, il paie sa dette à la société.
Londres. Hanna est enfermée, elle aussi. Elle vit recluse dans son appartement, incapable d’en franchir le seuil.
Poussée par son psychologue, elle s’inscrit à un programme pour correspondre avec des prisonniers et fait la connaissance de Zach, qui attire son attention dès ses premiers mots. Et s’il offrait à Hanna une liberté qu’elle pense hors de portée ?

Extrait – « Ça fait du bien d’être responsable de quelqu’un d’autre que de soi-même. Il faut que je sorte, pour promener Monkey, je n’ai donc plus le choix, je fais de nouveau pas dehors tous les jours. Je retournerai au refuge, de temps en temps. Comme bénévole cette fois.
On devrait nous dire plus souvent qu’aider les autres permet de se sentir mieux. Ça fait un bien fou. »

.

C’est une chanson qui nous ressemble

– Nathalie Aflalo

Pour avoir le cœur tout léger, se laisser emmener dans les histoires des autres. Séduite par l’idée d’une bande originale associée à ce livre, j’ai grandement apprécié partager mon quotidien avec cette histoire. Pour des histoires « vraies », des relations teintées de sentiments authentiques, remplie de bienveillance. On s’embarque volontiers avec tous ces personnages pour ce roman de vie.

Résumé – Ca se passe à Paris et à Lyon, mais aussi à Göteborg, à Amsterdam, à Romans. Ça se passe maintenant. Et il y a vingt-cinq ans. Le tourbillon de la vie, des destins croisés. Un roman choral où l’on fait la connaissance de Nathan, Charlotte, Raphaël, Valérie, Suzanne, Arnaud… et de plein d’autres personnages comme au cinéma .Des enfants, un chien, et même un chat.Des retrouvailles, des rencontres, des hasards, la quête de soi et du bonheur, de l’amour, de l’amitié, des choix, des déceptions, des chagrins, des rires, de la manipulation, du courage, des secondes chances, de la résilience, de la bonne bouffe, du vin, des plantes, du running, et du yoga.Et beaucoup de musique…

.

.

Je vous ais dit que j’aimais bien

Katherine Pancol ?

.

.

Cette auteure, ça fait un bon moment qu’elle m’accompagne. Depuis les Yeux jaunes des crocodiles, je me délecte de chaque immersion avec les personnages de cette saga.

Avec « Trois » baisers, on plonge encore dans l’univers de Katherine Pancol et on retrouve les personnages qui nous sont chers. Ce n’est pas le meilleur livre que j’ai lu de la saga, j’ai bien plus été appée par les premiers opus (Yeux jaunes de crocodiles, La valse lente des tortues & Les écureuils de Central Park) que dans la 2e saga. Mais on ne peut pas ne pas la finir … Je l’ai lu comme un autre voyage dans son univers, voyage qui est doux, en terre connue, avec le délicieux sentiment de retrouver des amis longtemps perdus de vus.

.

.

Je vous ai dit que

j’aimais bien Bernard Werber aussi ?

.

J’ai découvert Werber l’an dernier, car il état interviewé dans un podcast que j’affectionne particulièrement, GDIY (vous pouvez retrouver l’interview ici). Il est impressionnant par sa méthodologie et sa rigueur d’écriture.

L’écouter au bout d’un micro m’a fait prendre conscience que je n’avais jamais lu un de ses bouquins … Et pour moi ce fut une belle bouffée de nouvauté. Le style ne plaira pas à tout le monde, indéniablement. Mais pour ma part je me laisse volontiers promener dans les univers qu’il crée pour faire passer ses idées.

.

.

Une dose d’humanité, c’est bon pour la santé



Un peu d’humanité, beaucoup de bienveillance et de douceur dans ces quelques lignes. Des livres qui feront du bien à tous les soignants, tels qui soit, pour le message humain qu’il délivre. Le rapport à l’autre, la considération qu’on tente de lui apporter dans la machine infernale du système de soin français … Plus que jamais je vous recommande ces 2 lectures (et toutes celles de Martin Winckler et de Delphine de Vigan, by the way)

.

Les Gratitudes – Delphine de Vigan

Si vous avez des ami.e.s orthophoniste, sachez que c’est un très beau cadeau à offrir, un ode à la parole, un ede à la dignité de ceux à qui elle échappe. J’ai lus tant bien que mal avec les larmes qui me perlaient aux coin de yeux toutes les 3 pages… Magnifique ouvrage qui bouleverse mais vous met du baume au coeur.

Boulversant, boulversant. La fin de vie, la vieillesse, l’art du bien veillir. Tout autant de sujet sur la dignité des dernières années que je trouve tellement important et primordial … Cette lecture, encore une fois, c’est du miel pour le cœur. Douceur infini d’un rapport soignant – soigné particulier, de ceux qu’on vit rarement mais si intensément.

Résumé – « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »

Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.

Extrait – « Vieillir, c’est apprendre à perdre.
Encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage. Voilà ce que je vois.
Et plus rien ne figure dans la colonne des profits.
Un jour, ne plus pouvoir courir, marcher, se pencher, se baisser, soulever, tendre, plier, se tourner, de ce côté, puis de l’autre, ni en avant, ni en arrière, plus le matin, plus le soir, plus du tout. S’accommoder sans cesse.
Perdre la mémoire, perdre ses repères, perdre ses mots. Perdre l’équilibre, la vue, la notion du temps, perdre le sommeil, perdre l’ouïe, perdre la boule.
Perdre ce qui vous a été donné, ce que vous avez gagné, ce que vous avez mérité, ce pour quoi vous vous êtes battu, ce que vous pensiez tenir à jamais.
Se réajuster.
Se réorganiser.
Faire sans.
Passer outre.
N’avoir plus rien à perdre. »

.

L’école des Soignantes – Martin Winckler

Cette lecture, j’aurais pu aussi la glisser dans les recommandations de dystopies sur fond de féminisme. Mais quel ouvrage nous signe là Martin Winckler, une fois encore ! Quelques notions (ou déconstruction sur le genre) sont peut-être nécessaire pour apprécier pleinement cet ouvrage. C’est dur de qualifier ce livre qui, derrière les traits d’un roman d’anticipation, se cache un essai fictionnel sur le genre. Il s’inscrit comme une prolongation d’un précédent roman, le Choeur des femmes (que je n’avais pas lu mais qui a bien évidemment atterrit dans ma listes de livre à lire).

Ok. Ce livre est absolument beau, pur et touchant. Inspirant à souhait pour tous les soignants, et plus encore pour l’Humanité en général. Öde à l’écoute, au partage des conaissances, à la place de chacun dans le système de soin ; remettre la priorité sur l’HUMAIN avant toute chose. Allelujah.

Pour tout soignant, qui se questionne un temps soit peu, ou qui se trouve en décalage avec la structure hospitalière actuelle, le timing implacide des soins, la perte de l’humanité dans les prises en charge … Un peu d’utopie et de baume au cœur.

Résumé – 2039. Hannah Mitzvah émigre à Tourmens pour rejoindre une école expérimentale qui a révolutionné l’apprentissage du soin depuis 2022, en concentrant ses efforts sur l’accueil bienveillant et la formation de professionnelles de santé empathiques. La médecine est centrée sur la santé des femmes. Au bout de quatre années, Hannah entre en résidence au pôle Psycho dans lequel exerce Djinn Atwood.

Extrait – Soigner, c’est donner à manger à quelqu’un qui tremble trop pour tenir sa cuillère.
Soigner, c’est retourner trois fois en un quart d’heure dans la même chambre pôur retaper un oreiller.
Soigner, c’est passer une compresse d’eau sur le front ou un glaçon sur les lèvres.
Soigner, c’est caler une jambe cassée sur un brancard avec un petit sac de sable.
Soigner, c’est tenir la main pendant que quelqu’un d’autre suture, ponctionne, arrache, incise, cautérise, injecte, sonde, aspire, accouche celui ou celle à qui on tient la main.
Soigner, c’est hocher la tête pour dire je suis avec vous.
Soigner, c’est avoir envie de prendre dans ses bras sans pouvoir le faire, mais trouver tout de même un geste qui voudra dire la même chose.
Soigner, c’est porter, soutenir, guider, écouter.
Soigner, c’est être là.

.

.

.

L’art de la Victoire – Phill Knight

Autobiographie, destin, entreprenariat

.

Passionnés de sport et d’entrepreunariat, FONCEZ ! J’ai du mal a réaliser que Nike ait pu être ce petit poucet dont on parle dans la 1e partie de l’histoire … Mais quelle vie, quelle force, quelle motivation que ce mec a eu en lui pour réaliser ça. Ça ma collé une motivation sans précédent, ça donne envie d’être passionné suffisamment par quelque chose pour le faire grandir et en tirer le meilleur.

A offrir aux néo-entrepreneux, sportif passionnés, amateurs de la marque.

Résumé – A peine sorti de sa business school, le jeune Phil a une vision : il lancera son entreprise, et importera aux États-Unis des chaussures de sport japonaises haut de gamme, mais à bas prix. Il emprunte pour cela 50 $ à son père. Cette première année, 1963, il vend pour 800 $ de chaussures, qu’il stocke dans le coffre de sa Plymouth Vaillant. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires annuel de Nike dépasse les 30 milliards de dollars.
Nike est la référence ultime, la success-story qui inspire tous les startupers, une marque mondiale dont le logo, le fameux « swoosh », symbole de grâce et de grandeur, est l’une des rares icones que l’on reconnaît aux quatre coins de la planète. Tout commence par l’un de ces moments-charnière que connaissent beaucoup de jeunes adultes. Phil a 24 ans, part sac au dos faire le tour du monde, traverse l’Asie, l’Europe et l’Afrique, et se pose les grandes questions de son âge.
Sa réponse sonne comme une évidence : il ne fera pas comme tout le monde. Tournant le dos à la voie classique de la grande entreprise, il se lancera en solo, bien décidé à créer quelque chose de nouveau, de dynamique, de différent. Rien ne va de soi, évidemment, et le parcours sera semé d’embûches. Mais la méfiance des banquiers, les moments de découragement, la férocité de ses concurrents, les trahisons et les accidents de parcours font aussi le sel et la richesse d’une aventure et d’un destin couronnés par des triomphes exceptionnels, des sauvetages sur le fil du rasoir, et sublimés par un talent hors du commun pour cultiver « l’art de la victoire ».
Un talent et un art qui reposent aussi beaucoup sur l’humain : au crépuscule de cette aventure, Knight se souvient avec émotion des rencontres qui l’ont marqué, depuis Bill Bowman, son premier coach sportif en athlétisme, irascible et charismatique, et les premiers salariés de l’entreprise, un improbable rassemblement de marginaux et de scientifiques, jusqu’aux ambassadeurs qui feront rayonner la marque dans le monde, de Michael Jordan à Tiger Woods en passant par Pete Sampras, Andre Agassi et LeBron James.
Ensemble, parce qu’ils croyaient dans le pouvoir du sport, ils ont transformé la vision d’un post-adolescent de 24 ans, et créé une marque et une culture dont l’influence sera mondiale.

Extrait  – «  Il cherchait à comprendre les choses et voulait conquérir les autres. Il voyait la vie comme une bataille et trouvait la confirmation de son point de vue dans les livres ».

« Je me suis rappelé que la meilleure façon de partager ses connaissances était de la partager avec autrui ».

 « Je pense aux innombrables bureaux Nike partout dans le monde.

Pour chacun d’eux, quel que soit le pays, le numéro de téléphone se termine par 6453, ce qui correspond aux touches du cadran téléphonique pour écrire Nike.

Mais, par pur hasard, ce chiffre correspond, lorsqu’on le lit de droite à gauche, au meilleur temps de Pre sur le mile : 3 minutes, 54 secondes et 6 dixièmes.

Je dis « par pur hasard » mais était-ce bien le hasard ? Puis-je m’autoriser à penser que certaines coïncidences sont plus que des coïncidences. »

A écouter aussi : Podcast « Guerre de Buisiness »

.

Bravo à vous de m’avoir lue jusqu’ici !

Et vous, quelles ont été vos lectures incontournables de l’année ? N’hésitez pas à me les partager en commentaire 🙂

Au plaisir de vous lire,

Manon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *